Le 11 avril, il y a les héros et il y a les super-héros

Je ne suis pas très « journée mondiale ». Il y en a tellement et, surtout, plusieurs sont loufoques et frisent la nullité.

Mais le 11 avril est une journée spéciale.

C’est la journée mondiale du Parkinson. Et l’un de mes bons amis souffre de cette terrible maladie depuis plus 10 ans. C’est donc dire qu’il a reçu son diagnostic avant même d’avoir 40 ans.

Continuer à lire « Le 11 avril, il y a les héros et il y a les super-héros »

On n’a jamais si peu pris soin des individus

Je remercie à l’avance Michel Dumais pour avoir partagé ce texte lumineux publié dans le New York Times, samedi.

> The Moral Peril of Meritocracy

Je ne compte plus les passages que j’ai noté mentalement. Mais celui-ci m’a particulièrement interpellé.

« We don’t treat one another well. And the truth is that 60 years of a hyper-individualistic first-mountain culture have weakened the bonds between people. They’ve dissolved the shared moral cultures that used to restrain capitalism and the meritocracy. »

Depuis que je tiens ce blogue, je ne compte plus les statistiques que j’ai évoquées au sujet de la santé mentale.

Je ne vais pas les répéter. Juste rappeler que ça clignote partout. Ben rouge.

On peut bien travailler à briser le tabou entourant la santé mentale, on ne fait que s’attaquer aux symptômes, pas à la cause.

Continuer à lire « On n’a jamais si peu pris soin des individus »

Souvenir du CHUM

28, 29 et 30…

J’ai reçu ce matin mes trois derniers traitements de stimulation machin.

Ça fonctionne.

Mais il reste du travail à faire. Dans les statistiques, je vais me retrouver dans la catégorie : « traitement a permis de booster les neurones ».

Je rêvais d’un rémission complète, comme ça arrive dans certains cas. Mais je me doutais bien que ce ne serait pas mon cas.

Il reste des fucking petits pas à faire. Encore. Ce que je vais faire.

Continuer à lire « Souvenir du CHUM »

Le bonheur et ses produits dérivés

C’est dimanche et il pleut.

D’habitude, un dimanche pluvieux avait le don de me rendre heureux. Une journée à lire un bon livre. Le temps qui s’égrène lentement. Plus lentement que d’habitude.

Le son de la pluie sur les fenêtres.

Un moment zen dans une vie où tout va trop vite.

Mais ce n’est pas le cas ce matin.

Les traitements de stimulation machin ont beau fonctionner, ça va prendre un certain temps avant que tout ne rentre dans l’ordre dans ma tête.

Et puis, il y a toujours les fameux serpents et échelles.

J’ai pogné un serpent après mes séances de SMTr jeudi dernier.

Continuer à lire « Le bonheur et ses produits dérivés »

La dépression, c’est pour les paresseux (pis ils sont nombreux en criss)

Peut-être que certains me trouvent fatigant. Écrire autant.

J’écris pour trois raisons dans la fond.

La première, c’est pour gérer mes angoisses. Quand elles me prennent, me retrouver derrière un clavier, c’est comme retrouver de vieilles pantoufles. Mon cerveau reconnaît tout de suite la zone de confort.

Et il en a bien besoin pour oublier les mammouths et déjouer l’angoisse.

Vous allez dire que les angoisses viennent souvent… Ben oui.

C’est la faute aux mammouths.

La deuxième, c’est qu’on m’a encouragé à le faire. Tenir un blogue est une idée de mon psychologue. Je l’en remercie.

J’ai aussi reçu des encouragements de plein de gens quand j’ai commencé à publier mes billets. Je n’ai pas le lectorat de Patrick Lagacé, mais il y a eu suffisamment de personnes qui m’ont dit que mes mots à moi leur faisaient du bien à eux.

Je ne m’attendais pas à ça. Dire que ça ne m’a pas fait du bien serait un grossier mensonge.

Continuer à lire « La dépression, c’est pour les paresseux (pis ils sont nombreux en criss) »

Ma tête et la Loi de Faraday

En cette époque où l’obscurantisme prend du poil de la bête, où la science est mise à mal par George, son beau-frère et son voisin, j’aimerais rappeler que la science est au coeur de nos vies.

Elle est aussi au coeur de la mienne depuis trois semaines.

Ça fait 24 fois maintenant que ma tête et la Loi de Faraday font connaissance.

Faraday pour Michael Faraday, un physicien et chimiste anglais qui a découvert en 1831 la loi qui porte son nom.

Voilà une autre façon de gérer l’angoisse et la dépression, occuper mon esprit. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui entre mes traitements. Je me suis intéressé à l’histoire de la stimulation machin.

La Loi de Faraday, donc, quantifie la conversion de l’énergie électrique en champs magnétiques et des champs magnétiques en énergie électrique.

C’est du Chinois, je sais.

À moins qu’il ne soit sorcier ou devin, Michael Faraday ignorait alors que sa découverte allait servir à traiter des patients en dépression en 2019.

Continuer à lire « Ma tête et la Loi de Faraday »

La stimulation machin, ça fonctionne

J’écris ce billet du 11e étage du CHUM en attendant mon 21e traitement de Stimulation magnétique trans-cranienne (SMTr).

Ça veut donc dire que j’ai passé le cap des 20 traitements. C’était en quelque sorte le chiffre magique pour déterminer s’il se passait quelque chose dans mon cerveau.

La stimulation machin, dans le fond, c’est comme le CAA de la dépression. Tu as recours à ses services quand t’as besoin de faire booster ton char en plein hiver, alors qu’il fait -25 degrés.

Ça fait donc 20 fois maintenant que je fais booster mon cerveau.

Continuer à lire « La stimulation machin, ça fonctionne »

Quand Pink Floyd fait du bénévolat

Quand j’ai lancé ce blogue, l’automne dernier, ma première intention était de pouvoir écrire pour gérer mes angoisses.

J’écrivais déjà, dans un ficher Word, sur mon ordinateur.

C’est mon psychologue qui m’a suggéré de partir un blogue.

C’est ainsi qu’Homo sapiens est né.

Je me disais aussi que j’aimerais bien pouvoir raconter des histoires qui redonnent espoir dans Homo sapiens.

Des histoires peut-être banales, mais remplies de lumière.

Des histoires qui montrent Homo sapiens à son meilleur.

Comme celle de Guillaume le conquérant, par exemple.

En voici une autre. Vous ne le saviez peut-être pas, mais Pink Floyd fait du bénévolat à Montréal.

Continuer à lire « Quand Pink Floyd fait du bénévolat »

Hello I want to die, please fix me

Mon ancien collègue et ami Mario Cloutier m’a fait parvenir un lien vers la description d’un livre qui sera publié au cours de l’été.

Hello I want to die, please fix me

Quel titre !

Mario, ce grand sage, n’est pas mon papa spirituel pour rien.

J’ai en tête au moins deux projets de livre une fois que j’en aurai fini avec cette blessure au haut du corps.

Mario sait que je me questionne sans cesse sur la façon de faire comprendre la dépression à ceux qui ne l’ont jamais vécue.

Je suis moi-même d’un naturel plutôt empathique, je pense même que je le suis plus que la moyenne des ours.

Malgré cela, y a des affaires que je ne comprenais pas au sujet de la dépression.

J’ai déjà écrit, un peu à la blague, que tout le monde sans exception devrait faire une dépression dans sa vie. Ça réglerait tellement d’affaires.

Mais c’est une solution plutôt cruelle, je le reconnais.

Continuer à lire « Hello I want to die, please fix me »