Chère Marie-Eve

Mon amie Marie-Ève Martel a posé aujourd’hui un geste plutôt rare de nos jours.

Elle s’est exprimée sur Facebook pour dire qu’elle se sentait un peu à bout. En gros, la surcharge de travail et le stress étaient en train de faire remonter son anxiété.

Je ne dévoile aucun secret ici au sujet du trouble anxieux diagnostiqué chez Marie-Ève. Elle-même ne s’en cache pas. Elle a l’a d’ailleurs mentionné dans quelques-unes de ses chroniques et c’est tout à son honneur.

Quand j’ai vu sa publication sur Facebook ce matin, j’ai d’abord été inquiet. C’est mon amie et j’y tiens comme la prunelle de mes yeux. Poursuivre la lecture de « Chère Marie-Eve »

Les leçons d’une dépression

Quelqu’un m’a demandé récemment quelles leçons je tirais de ma dépression.

C’est difficile de répondre à ça, puisque je ne considère pas être complètement remis.

Dans mon cas, reprendre le travail fait partie de ces étapes pour favoriser la guérison.

Je progressse dans la bonne direction, mais parfois, ces derniers pas peuvent aussi être difficiles.

Les leçons donc ou du moins celles que je tire jusqu’à présent… Poursuivre la lecture de « Les leçons d’une dépression »

Boucler la boucle

Pendant mon arrêt de travail, j’ai participé aux activités d’un club d’écriture à Longueuil. C’était notamment pour moi une façon de briser l’isolement.

Aujourd’hui, nous étions un groupe de huit participants à faire la lecture d’un texte devant public au Café Le 3e lieu.

Ça été pour moi une façon de boucler la boucle en quelque sorte, alors que je viens tout juste de reprendre le travail. Poursuivre la lecture de « Boucler la boucle »

Un peu d’amour pour nos journalistes (prise 2)

Elle s’appelle Annie-Claude Brisson. Elle est journaliste au Quotidien, à Saguenay.

On ne se connait pas.

Je suis tombé sur l’un de ses textes grâce à Marie-Ève Martel.

> La passion comme profession

Tu permets que je te tutoie, Annie-Claude ?

Tu as si bien résumé ce que sont la majorité des journalistes. Des passionnés. Poursuivre la lecture de « Un peu d’amour pour nos journalistes (prise 2) »

Se battre pour son journal

J’avais 29 ans quand j’ai vécu ma première crise dans un journal.

Ce qui se passe à Groupe Capitales Médias, me fait nécessairement revivre des émotions qui remontent à loin.

La peur. L’espoir. La colère. La déception. La détermination.

Autant d’émotions que vivent probablement mes collègues de GCM.

Gardez le fort, car vous êtes dans une meilleure situation que je ne l’étais en 1996.

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Être un papa (le meilleur du monde)

Je suis retombé sur cette vidéo que ma fille avait faite alors qu’elle avait 14 ans.

Ça date donc de 12 ans.

Évidemment, les liens avec nos enfants se tissent au fil des ans. Ça n’apparait pas du jour au lendemain. Faut y mettre le temps.

J’ai pleuré en regardant la vidéo à nouveau, mais j’ai souri aussi.

Papa from Pierre Champagne on Vimeo.

Que de beaux souvenirs ! Et j’en ai fait des niaiseries aussi. Mes enfants se disaient embarrassés, mais je soupçonne qu’ils appréciaient en vérité.

J’ai 52 ans et je me dis que j’ai réussi une partie de ma job sur cette Terre. Ce n’est pas rien. Mes enfants ont 23 et 26 ans et ils sont mieux équipés que je ne l’étais à leur âge pour affronter la vie.

Que l’année passée pour ma fille à soutenir son père, jour après jour, c’était parce que son papa est le meilleur du monde, même si elle à 26 ans 😉

Je peux vous assurer que je ne me voyais nullement comme le meilleur du monde.

Mais revoir cette vidéo, ça fait du bien, quoi.

 

On appelle ça un journal, sauf que…

Voici un petit cours de journalisme 101 que je vous invite à partager pour mieux faire comprendre à la population le travail des journalistes.

S’il y une chose que nous n’avons pas assez fait dans les dernières années, en pleine crise, c’est expliquer notre travail.

Il n’est pas trop tard pour commencer, et j’invite tout le monde à en faire autant.

C pour chronique

Les chroniques sont écrites par des chroniqueurs, qui sont des journalistes, la plupart du temps. Dans certains cas, ce sont des chroniqueurs invités, mais qui n’ont pas nécessairement le statut de journaliste.

Le chroniqueur a une plus grande liberté que le journaliste. Il peut donner son opinion sur un sujet.

La chronique est habituellement clairement identifiée. Mais trop souvent, des lecteurs confondent chroniqueurs et journalistes. Ce qui fait dire à certains que les journalistes ne sont plus objectifs ou neutres.

E pour éditorial

Les éditoriaux sont écrits par des éditorialistes, qui sont eux aussi des journalistes. L’éditorial peut ressembler à la chronique, mais on ne s’y exprime pas au je. C’est la position de l’équipe éditoriale sur un sujet donné. Encore là, certaines personnes confondent éditorialistes et journalistes.

Il faut savoir que les salles de nouvelles sont encore composées en majorité de journalistes.

J pour journaliste (ou reporter)

Le journaliste (reporter) rapporte la nouvelle, les faits. Son travail n’est pas de donner son opinion sur un sujet, mais de présenter les faits le plus exactement possible et de donner la chance aux principaux intervenants de s’exprimer sur le sujet qui fait l’objet d’un reportage.

C’est encore le coeur du travail des médias. Sans les journalistes, les chroniqueurs et les éditorialistes manqueraient sûrement de sujets de chronique ou d’éditoriaux !

J pour journal

Ici, la notion de journal a quelque peu évolué au fil des ans. Au départ, c’était une édition papier, mais avec La Presse+, on peut aussi parler d’un journal, à la différence près qu’il est publié uniquement sur un support électronique.

Pendant longtemps, le papier était la seule plateforme d’un journal. Ce n’est plus le cas. Même des journaux qui ont encore des éditions papier ont aussi des sites Web, des applications pour téléphone et tablette.

Ces journaux qui ont encore une édition papier ont généralement plus de lecteurs sur leurs plateformes électroniques, mais ils conservent l’édition papier, du moins pour l’instant.

Il est important ici de signaler que les journalistes qui font l’édition papier, le site Web, les applications pour téléphone ou tablette, ce sont les mêmes journalistes. Les gens ne le remarquent pas, tout simplement.

R pour revenus

Pendant très longtemps, le modèle d’affaires des journaux était assez simple. Il y avait deux sources de revenus pour assurer ses activités.

Des revenus d’abonnement, qui ont été substantiels pendant plusieurs années.

Des revenus publicitaires, importants eux aussi, qui pouvaient fluctuer selon l’état de l’économie.

Aujourd’hui, quelques médias tirent encore des revenus d’abonnement, mais c’est généralement l’exception plutôt que la règle. La vérité, c’est que le modèle de la gratuité s’est imposé avec internet. Les tentatives de murs payants ont, pour la plupart, constitué des échecs. Il y a des exceptions, comme le New York Times, mais la réalité, c’est que peu de médias sont capables de tirer encore des revenus d’abonnement. La population ne suit pas.

Les revenus publicitaires ont chuté depuis plus de 10 ans. Il y a eu des crises économiques, puis les géants du Web sont arrivés et ont commencé à gruger une bonne part des revenus publicitaires des médias.

Privés de ses deux sources principales de revenus, la crise est devenue inévitable.

Une précision importante ici, cette crise ne touche pas que le Québec. Certains blâment les médias d’ici, mais cette crise est planétaire. D’une certaine façon, le Québec a résisté plus longtemps alors que les États-Unis perdent régulièrement des quotidiens depuis quelques années.

Bref, my 2 cents sur le sujet ?

Les journalistes doivent plus que jamais expliquer leur travail. Aller sur le terrain à la rencontre de la population.