Si vous voulez voir mes fesses, cliquez sur ce lien

Si vous voulez voir mes fesses, cliquez sur ce lien…

Héhé !

Paraît que le ridicule ne tue pas.

Une blague, voyons !

Maintenant, voyons voir combien de personnes vont cliquer…

Le record à battre est de 337 vues pour un seul billet

Je gage que les fesses, mêmes les miennes, sont plus populaires 😉

Pourquoi faire du « clic bait » ? Pour tenter ma propre expérience pseudo scientifique maison.

D’abord, je lisais ce matin que se passer de Facebook pouvait rendre plus heureux.

Mais pourquoi ? Probablement à cause de ce qu’on y trouve.

La vie est belle sur Facebook. Tout le contraire de la vraie vie où la souffrance est inévitable.

Je cite ici Marie-Claude Élie-Morin dans son livre La dictature du bonheur :

« Dans la vie, une part de souffrance est inévitable. Mais affirmer cela de nos jours est presque une hérésie. »

L’affirmer est donc presque une hérésie. Et en parler dérange. Ça défrise un peu, c’est un peu comme un miroir qu’on offre aux autres.

Je n’ai pas besoin de vous signaler quels sont les types de contenus qui sont les plus populaires, vous les connaissez déjà. Il y a ceux qui renforcent nos biais et puis, il y a les insignifiants.

Il n’y a aucun problème à ce qu’il y ait une part de contenus insignifiants. J’en consulte moi-même. J’aime bien par exemple la page Journal intime de Marc Bergevin.

Tout est une question de proportion.

Il y a aussi ceux où on se met en scène. Et là, c’est la nature humaine qui intervient. On veut se montrer à son meilleur. Moi-même je fais ça. C’est ben correct, sauf qu’on n’est pas toujours à son meilleur. En fait, on est rarement à son meilleur. Ça arrive, mais pas tout le temps.

Facebook est comme un miroir. Mais c’est un miroir particulier. Il ne montre pas ce qui est, il montre ce qu’on voudrait voir.

Miroir, miroir, dis moi qui est le plus beau.

Mais le miroir montre autre chose.

Et ce ne sont pas mes fesses.

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

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