Quand Pink Floyd fait du bénévolat

Quand j’ai lancé ce blogue, l’automne dernier, ma première intention était de pouvoir écrire pour gérer mes angoisses.

J’écrivais déjà, dans un ficher Word, sur mon ordinateur.

C’est mon psychologue qui m’a suggéré de partir un blogue.

C’est ainsi qu’Homo sapiens est né.

Je me disais aussi que j’aimerais bien pouvoir raconter des histoires qui redonnent espoir dans Homo sapiens.

Des histoires peut-être banales, mais remplies de lumière.

Des histoires qui montrent Homo sapiens à son meilleur.

Comme celle de Guillaume le conquérant, par exemple.

En voici une autre. Vous ne le saviez peut-être pas, mais Pink Floyd fait du bénévolat à Montréal.

C’est mon ami Jerry qui m’a invité à aller voir hier soir un show hommage à Pink Floyd.

J’aime bien Pink Floyd sans être un véritable fan de ce groupe.

Mais c’était une occasion de me changer les idées. Et, surtout, de me mettre à l’épreuve.

La dernière fois que je suis allé voir un « spectacle », c’était avec Daniel Dubrûle, qui m’avait invité à une pièce de théâtre. J’avais été incapable de rester jusqu’à la fin, l’angoisse m’envahissait au fur et à mesure que Robert Lepage racontait son enfance.

Hier, je suis resté jusqu’à la fin. Il y a eu des moments d’angoisse, mais j’ai pu les gérer.

Et le spectacle était franchement bon.

Il était donné par le groupe Les Mûrs du son.

Le groupe est formé d’employés de l’École nationale d’aérotechnique, à Saint-Hubert.

Ce groupe joue toujours gratuitement. Et les fonds amassés vont toujours à de bonnes causes. C’est franchement sympathique.

Je dirais même plus, comme affirme Dupont, à moins que ce ne soit Dupond. C’est profondément humain.

Hier, c’était pour La Maisonnette des parents, un organisme qui vient en aide aux familles dans La Petite-Patrie, à Montréal.

On se dit groupe qui joue gratis et on est persuadés que le spectacle sera presque à la hauteur des revenus amassés par le band pendant cette soirée.

Mais c’est totalement le contraire. D’abord, ils sont 10 sur scène, sans compter l’éclairagiste et le technicien de son.

Il y a un écran qui projette des images pendant le show.

Bref, la mise en scène est soignée.

Et puis, le groupe est vraiment bon.

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me fait du bien d’apprendre qu’une gang d’employés de l’École nationale d’aérotechnique trippent ensemble à faire de la musique. Et qu’ils redonnent à la société avec ces shows gratis au profit d’organismes qui font une vraie différence sur le terrain.

Bref, y a encore de l’espoir pour Homo sapiens…

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LE PRIX DU BONHEUR

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Je ne sais pas combien ça peut coûter avoir sa « place » au Lux.

Je ne suis pas encore rendu là, remarquez. Je n’ai que 51 ans, après tout.

Mais le bonheur est inclus. C’est écrit. Pour y arriver, ça prend la cuisine gastronomique, un centre de santé, un gym, professionnel en plus, un centre aquatique, un spa et des soins de santé, un golf virtuel, du billard, des quilles, un cinéma, des spectacles grandioses, une gamme d’activités inégalées et pour terminer, des jardins luxuriants.

Trois remarques rapides.

Je n’ose même pas demander le prix d’un 3 et 1/2 au Lux.

Mais d’abord, la principale source de bonheur, ce sont les relations humaines. Ce n’est pas moi qui le dit, de savantes études se sont penchées là-dessus. Au Lux, le bonheur, c’est plein de bébelles pour justement te faire oublier qu’il y a de fortes chances que tu te sentes seul une fois devenu un aîné, comme on dit.

Deuxio, la solitude chez les aînés, qui est un problème largement documenté.

Je ne sais pas qui a les moyens de se payer le bonheur à coup de spectacles grandioses et de jardins luxuriants.

Mais je sais que de plus en plus de gens se sentent seuls dans notre société envahie par les réseaux sociaux. Et ça inclut les aînés. Cette solitude fait mal. Elle réduit même l’espérance de vie.

Je ne sais pas qui a les moyens de se payer le bonheur proposé par le Lux, mais je sais qu’on pouvait voir un show hommage à Pink Floyd pour 25 $. Sortir de chez soi, aller dans une salle loin d’être grandiose. J’ai d’ailleurs vu plusieurs têtes grises hier soir.

Je doute fort qu’il y avait des résidents du Lux parmi eux.

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

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