Un massothérapeute pas comme les autres

Journée difficile aujourd’hui. Crises d’angoisse et de larmes.

Un fucking serpent a croisé mon chemin, j’a reculé de quelques cases.

Dans ce temps-là, j’ai besoin d’écrire.

Je suis plutôt dur envers moi-même. Exemple : il m’arrive encore d’avoir de la difficulté à accepter mon état. De la difficulté à accepter que la guérison peut prendre du temps.

Je parle de tabou et de préjugés et il m’arrive moi-même de me trouver moumoune. Cordonnier mal chaussé.

J’ai pris un crayon et du papier pour faire le point sur les deux dernières années et j’ai rempli deux pages. Deux pages qui contiennent 19 raisons pour lesquelles ça fait si mal parfois. Encore.

Je me suis trouvé moins moumoune. Jusqu’à la prochaine fois.

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Ma jaquette d’hôpital

J’ai publié hier une photo de moi en jaquette d’hôpital.

Je gage que plusieurs personnes ont été dérangées par cette photo.

Moi pas.

On voit de tout sur les réseaux sociaux. Des photos de repas. Des photos de famille. Des selfies, beaucoup de selfies. Très souvent, ce sont des photographies de moments heureux.

Je n’ai rien contre. Mais il y a d’autres moments importants dans la vie. Il y a aussi des moments difficiles.

C’était un moment difficile pour moi lorsque j’ai pris cette photo.

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Je ne suis pas malheureux, je suis malade

Il y a encore du travail à faire pour qu’on comprenne bien c’est quoi, la santé mentale.

Même dans les médias.

Je viens de lire la chronique de Patrick Duquette dans Le Droit et je suis en ta. Et je ne sais pas par où commencer…

> Mal-être collectif

Le chroniqueur est rempli de bonnes intentions et veut profiter de la semaine de la santé mentale pour sensibiliser la population à cet enjeu.

Sauf qu’il mélange un peu les affaires. Continuer à lire « Je ne suis pas malheureux, je suis malade »

Les trois côtés de la médaille

« La santé mentale est une composante essentielle de la santé. »

Ce sont les mots de Renée Ouimet, directrice du Mouvement santé mentale Québec, dans une lettre parue dans La Presse ce matin.

> Sans santé mentale, pas de santé

Fuck, oui !

Je sais, je me répète. Le cerveau humain est l’organe le plus important d’homo sapiens.

Sans lui, nous sommes de gros singes, rien de plus.

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Tabou : ce sont les jeune qui vont lui faire la peau

On commence par la mauvaise nouvelle, o.k. ?

Il y a une hausse importante des hospitalisations en santé mentale au pays chez les jeunes de 5 à 24 ans.

On parle d’une augmentation de 65% en 10 ans.

Les visites à l’urgence, elles, ont grimpé de 75% pendant la même période.

Le groupe d’âge le plus à risque d’une hospitalisation ? Les 15-17 ans.

Bref, on pourrait dire que ça va mal. Très mal.

Mais cette dépêche de La Presse canadienne cache aussi une bonne nouvelle. Ou du moins, le début d’un bonne nouvelle.

> Jeunes : hausse des hospitalisations en santé mentale

Le tabou n’est pas invincible, après tout. C’est ça la bonne nouvelle.

Ou du moins, ça y ressemble.

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Une question, un seule

Je me pose une seule question ce matin.

Il paraît qu’il n’y a pas suffisamment de familles d’accueil au Québec.

Voici ma question…

Il y a moins de volontaires ou les besoins sont plus grands ?

Et si les besoins étaient plus grands, ben pourquoi ?

Me semble qu’on peut blâmer le système et se poser cette question essentielle en même temps.

C’est comme marcher pis mâcher de la gomme.

Je dis ça de même…

C’est de ta faute, Yves Boisvert

Depuis quelques jours, j’évitais systématiquement les articles relatant l’affreux drame de la fillette de Granby.

Je ne me sentais pas capable d’absorber toute l’horreur que l’histoire laissait deviner en surface.

Puis, Yves Boisvert, l’un des meilleurs chroniqueurs de sa profession, a publié une chronique coup-de-poing ce matin.

Yves, qui a l’habitude de bien attacher les ficelles et d’apporter les nuances nécessaires pour nous éviter de tomber trop facilement dans le manichéisme. Souvent, le monde est gris, il n’est pas tout noir ni tout blanc. Yves est souvent là pour nous rappeler cette vérité.

Mais il lui arrive aussi de se fâcher. Comme ce matin.

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