L’amour se trouve au 1301, rue Sainte-Hélène

Le monde ne tourne pas toujours rond, mais homo sapiens est encore capable de grandes choses.

C’est le cas notamment au 1301, rue Sainte-Hélène à Longueuil.

Voilà un endroit où la souffrance côtoie l’amour. Et c’est toujours l’amour qui gagne.

On y trouve des humains extraordinaires. Une grande famille élargie où l’entraide n’est pas juste un mot.

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Le mythe de la résilience

Il existe un mythe qui est presque aussi fort que le tabou entourant la santé mentale.

C’est celui de la résilience.

Enfin, pas la résilience comme telle, mais la définition qu’on en donne.

La résilience n’est pas tant que ça une affaire de capacités individuelles.

C’est le propos de Michael Ungar, professeur et chercheur sciences sociales, qui a publié un essai sur le sujet : The Science of Resilience and the True Path to Success.

Je suis tombé ce matin sur une lettre qu’il a publiée dans The Globe and Mail.

> Put down the self-help books. Resilience is not a DIY endeavour

Sa lettre est d’abord une critique à l’endroit de l’industrie de la psycho-pop et de tous ces livres censés nous donner les recettes du bonheur. Mon projet bonheur est un bon exemple. Douze semaines pour être heureux ? Vraiment ?

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Quand le suicide fait plus de dégâts que les accidents de la route

« Je ne suis pas con, en tout cas pas à temps plein, je sais bien que les maux de l’âme sont parfois difficiles à soigner. Je sais qu’une dépression, un trouble bipolaire, un trouble envahissant de l’anxiété ou une schizophrénie ne se soignent pas aussi facilement qu’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou gauche. »

Ce sont les mots de Patrick Lagacé dans sa chronique d’hier.

> Prière de ne pas être une jeune suicidaire dans les Laurentides

Je confirme. Ça ne se soigne pas aussi facilement qu’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou gauche. Même le droit.

Qu’est-ce que je ne donnerais pas certains jours pour avoir une déchirure du ligament croisé antérieur des deux genoux…

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98 billets, 5300 visites et 32 pays

Quand j’ai commencé ce blogue, en octobre dernier, c’était d’abord et avant tout pour gérer mes angoisses. C’était aussi pour gérer mes déceptions sur la planche De Serpents et échelles.

Je n’aime pas les serpents, mais j’ai dû apprendre à vivre avec.

Monter. Descendre. Remonter. Redescendre. Continuer et malgré tout, avancer un peu.

Cette planche, c’est ma vie depuis huit mois.

Ce billet est le 98e depuis le premier publié le 20 octobre dernier.

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«Kenny sans sa tête, c’est pas Kenny»

« C’est comme Kenny. Kenny sans sa tête, c’est pas Kenny ! »

Kenny, c’est Kenny Esterday, cet Américain à qui il manquait les deux jambes et qui s’est fait connaître dans les années 80, notamment dans le film The Kid Brother, dans lequel il jouait son propre rôle.

La citation plus haut n’est pas de moi. Elle est de mon collègue et ami Martin Chamberland, avec qui je suis allé prendre un café ce matin.

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Trois pintes de bière et deux béquilles

Hier, j’ai soupé avec un super héros.

Sur la photo, je suis un peu éméché d’avoir pris une pinte de bière de trop.

Lui est sur un high d’avoir pris une seule bière.

Mon ami Christian est de passage à Montréal afin d’assister aujourd’hui à une conférence sur la recherche sur le Parkinson.

J’ai rejoint Christian à son hôtel et il m’a proposé de marcher un peu avant d’aller manger.

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Quand c’est moins gênant de dire que tu fais du diabète…

On en parle sans cesse, mais ça veut dire quoi ce fichu tabou ?

Je tente une illustration (au sens figuré) pour expliquer le tout.

Soixante-huit pour cent (68%) des gens n’hésiteraient pas à en parler à leur entourage si un proche ou un parent recevait un diagnostic de diabète.

Dans le cas d’un diagnostic de maladie mentale ? La proportion chute à 50 %.

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Je côtoie des super héros

« Tu ne devines pas la douleur de se lever le matin et d’affronter le jour qui débute. Tu ne soupçonne rien de ces nuits ou je ne dors pas, épuisé d’être passé à travers chaque minute interminable de cette journée. Toutes ces nuits, avant de m’endormir, je fais le souhait sincère de ne plus me réveiller et tous ces matins où la souffrance m’envahit dès que j’ouvre les yeux.

Je crains cette fatigue qui m’étrangle dès l’aube en sachant qu’aujourd’hui encore je dois vivre. Je dois ramer très fort, constamment à contre-courant, pour être à la hauteur du bonheur que je regrette à chaque instant de ne pas être capable de ressentir.

Faire des efforts pour être heureux est épuisant et devient insupportable lorsque dans le regard des autres tu as tout pour l’être. »

Ce sont les mots de Luc Boutin, un homme qui a souffert d’une profonde dépression, qui en a tiré un livre Je suis tellement heureux que je cesse d’exister.

Ce sont de mots criant de vérité et d’une puissance inouïe.

Ce sont des mots qui, je l’espère, vont permettre à ceux qui comprennent mal la dépression d’en saisir un peu mieux les contours.

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