«Kenny sans sa tête, c’est pas Kenny»

« C’est comme Kenny. Kenny sans sa tête, c’est pas Kenny ! »

Kenny, c’est Kenny Esterday, cet Américain à qui il manquait les deux jambes et qui s’est fait connaître dans les années 80, notamment dans le film The Kid Brother, dans lequel il jouait son propre rôle.

La citation plus haut n’est pas de moi. Elle est de mon collègue et ami Martin Chamberland, avec qui je suis allé prendre un café ce matin.

Martin qui m’a écrit au tout début de ma dépression pour me dire que dessiner lui faisait le plus grand bien pendant la sienne.

Je lui a répondu que j’étais nul en dessin, mais que je savais écrire 😉

Ça nous a donné quelques idées de projets à travailler ensemble.

Je finirai bien par vous en parler, mais pas aujourd’hui !

Je voulais lui faire découvrir un sympathique café où je vais régulièrement dans mon nouveau quartier. Ça s’appelle Le 3e lieu.

Mes billets que vous lisez sont souvent écrits au 3e lieu.

Il y a quelque chose de particulièrement authentique et apaisant dans ce café. De plus, c’est à moins de 5 minutes de marche de chez moi.

On jasait donc, Martin et moi. Il était évidemment question de nos projets. Mon petit doigt me dit qu’on va faire une équipe du tonnerre.

Martin est un homme d’une grande sensibilité. Je le remercie d’ailleurs de ces moments passés ensemble. On se côtoie depuis tant d’années à La Presse, mais je n’avais pas appris à le connaître comme je le connais maintenant.

On jasait et moi de lui rappeler quelque chose que je répète souvent : notre tête est la partie est la plus importante de notre corps et pourtant, nous n’en prenons pas soin comme on le devrait. On pourrait me couper un bras ou une jambe, ça serait terrible, mais si j’ai encore toute ma tête…

Et là, Martin de s’exclamer : « C’est comme Kenny. Kenny sans sa tête, c’est pas Kenny ! »

Je lui vole donc sa quote parce qu’elle est sacrément bonne.

Mais où avais-je la tête (!), elle s’applique aussi à chacun d’entre nous.

Il ne devrait y avoir aucune gêne à s’en occuper, notre tête.

Et pourtant.

Y a des évidences comme ça qui n’entrent pas facilement dans nos têtes.

 

 

 

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

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