Je lis très peu le journal. Je ne sais pas grand-chose de ce qui se passe en ce moment dans l’actualité.
Je sais que la CAQ est maintenant au pouvoir. Et j’ai cru comprendre que Donald Trump n’est guère apprécié au sein de la confrérie des anciens présidents américains. Mais c’est à peu près tout.
D’abord, c’est mon métier. C’est comme si un architecte en dépression continuait de consulter des plans d’architectes.
Et le coeur n’y est pas. Ou parfois juste un petit peu.
Je n’ai pas beaucoup écrit aussi au cours des dernières semaines.
Il faut dire que les deux derniers mois ont été occupés et stressants. J’ai vendu ma maison où c’était de plus en plus difficile d’y vivre et je me suis trouvé un nouveau chez-moi.
Mon esprit était un peu (beaucoup) occupé par autre chose que ma dépression, même si elle occupait déjà une bonne place. La maison s’est vendue rapidement, c’est ce que je souhaitais, mais conséquence de cette vente rapide, une bonne part de stress supplémentaire. C’est déjà quelque chose quand tu es en pleine forme, mais en dépression, c’est une autre affaire. Et il n’y avait plus de place pour le stress chez moi.
J’étais donc encore en mode survie. Je poursuivais un seul objectif : vendre la maison, trouver un nouveau chez-moi, déménager. C’est comme si je vivais dans deux monde en parallèle : celui de la dépression et celui de la survie.