Et la souffrance, bordel

Je me suis levé ce matin avec la même douleur à la poitrine.

Je suis allé promener mon chien. J’ai préparé mon café.

Et comme tous les matins, j’ai parcouru rapidement ma Presse. Je choisi les textes que je vais lire et je n’en lis pas beaucoup.

J’ai hésité avant de lire la chronique d’Yves Boisvert. Le sujet était évident. Et je me demandais si j’étais prêt, « en état » de lire ça.

J’ai continué à passer les écrans, mais il était trop tard, j’allais lire cette chronique.

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Du petit confort de notre société

Mon amie et collègue Marie-Ève Martel vient de publier une intéressante chronique intitulée Le petit confort.

On peut la lire ici : Le petit confort.

Marie-Ève aborde la culture du je-me-moi où l’on se fout un peu et même beaucoup de la souffrance des autres.

Elle donne entre autres en exemple les commentaires haineux après la mort horrible des sept enfants d’une famille musulmane dans un incendie à Halifax.

Marie-Ève postule que rien ne doit déranger notre petit confort.

J’ai une autre hypothèse.

C’est la dictature du bonheur.

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Le malheur, c’est comme le reste…

J’ai découvert que de toutes les thérapies musicales, le drum était dans une classe à part.

J’ai quatre guitares à la maison. Un dulcimer (instrument de la famille des cithares), un clavier, un charango prêté par une amie, deux harmonicas, un djembé et quelques bidules qui émettent de drôles de sons.

Et un drum que je me suis acheté récemment. Électronique bien sûr, pour rester en bons termes avec mes nouveau voisins.

Jamais aucun de mes instruments ne m’a permis de connecter aussi férocement avec mes émotions.

Ce soir, ça donné ça :

 

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Merci, Guillaume le conquérant

Faire du bien, ça fait vraiment du bien.

Même en dépression.

Ça m’est arrivé cette semaine après avoir raconté l’histoire de Guillaume, qui souffre de schizophrénie.

Le titre, Guillaume le conquérant, me semblait tellement évident.

S’il n’avait pu conquérir le monde à 18 ans malgré son immense talent, il s’était repris de formidable façon en réussissant à reprendre sa vie en main, malgré son lot d’épreuves.

Guillaume m’a écrit le jour même, mercredi, pour me dire merci.

Il signait son courriel ainsi : « Guillaume Le conquérant ! »

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Guillaume, le conquérant

Hier était l’une de ces journées où tu pognes un serpent qui te fais reculer de quelques cases. Comme dans le jeu Serpents et échelles…

En fait, j’ai aussi pogné un serpent avant-hier, qui m’a fait reculer d’autant de cases.

Hier était donc une journée où la douleur était vive et le simple fait de voir la face de ton chien te fais brailler…

Je me répète, ce n’est pas linéaire, une dépression. C’est comme un jeu de Serpents et échelles, juste un peu plus cruel.

Mais j’avais rendez-vous avec Guillaume…

Et c’est moi qui avait sollicité cet entretien. Pas question, donc, d’annuler la rencontre.

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Un samedi soir sur Terre

Un peu à mon image, mon condo commence à moins ressembler à un bordel.

Il l’est encore, en bordel, néanmoins. Mais on y voit un (petit) peu plus clair.

Ça me permet de ressortir mes guitares et mon attirail d’enregistrement.

Cette pièce que j’ai intitulée un Samedi soir sur Terre, c’est celle de la tête et du coeur, de ma tête et de mon coeur. Qui guérissent. Enfin, qui avancent vers quelque chose.

Vers un autre samedi soir sur Terre. Et un autre. Et un autre…

 

J’ai aussi appris récemment que mon collègue Richard René habitait à deux rues de chez moi. Je n’aurai pas l’occasion de le croiser, finalement, dans le rues du Vieux-Longueuil. Je n’aurai pas l’occasion de le croiser un autre samedi soir sur Terre.

Salut Richard. Et n’éternue pas trop fort là où tu te trouves 😉

Jouons à Serpents et échelles…

Dans un récent éditorial, dans La Presse, François Cardinal signalait, à juste titre, qu’il faut qu’on parle de santé mentale. D’abord, bien sûr, pour tous ceux qui en souffrent. Mais aussi pour tous les proches, qui souffrent aussi.

Y a beaucoup de monde qui souffre d’un problème de santé mentale, mais les proches sont encore plus nombreux. Comme dirait le Moose, ça fait du monde en ta…

Je veux leur rendre hommage aujourd’hui.

En fait, c’est un hommage à ma fille.

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Et si on causait…

Le 30 janvier, ce sera la journée On cause pour la cause, organisée par Bell.

On a commencé à voir des publicités à la télévision pour faire la promotion de cet événement organisé entre autres pour briser le tabou entourant la santé mentale.

On cause pour la cause, ce n’est pas une mauvaise idée, loin de là. Mais il faut quand même se rappeler que ça reste aussi une opération de marketing d’un géant des télécommunications.

Par exemple, cette année, les publicités nous montrent des visages de la santé mentale. Les gens, quoi. Ceux qui souffrent. C’est une bonne idée.

Sauf qu’elle n’atteint pas sa cible.

On nous montre des gens souriants, bien habillés, qui ont l’air bien dans leur peau.

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