Après le troupeau de mammouths

Promis. Je ne ferai pas de dessin trop souvent.

C’est que je n’ai pu terminer la première pièce musicale que j’ai commencée aujourd’hui.

Celle-là est un peu plus émotive. Je l’ai mise de côté pour me reposer un peu.

La deuxième est presque terminée et je peux déjà vous révéler le titre : La complainte du nain qui voulait divorcer de ses parents. J’essaie l’humour un peu plus, pour faire autre chose que des affaires plus sérieuses. Ça me fait du bien. Comme la pièce Ô ma dulcimer, que j’ai eu beaucoup de plaisir à faire.

Mais je voulais plutôt vous parler de mammouths.

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De dépression et de rédemption

Chaque fois que je commence un billet, je me pose toujours la même question.

Est-ce que c’est vraiment pertinent ?

Voilà un réflexe de journaliste, me direz-vous…

Je ne sais pas si c’est pertinent. Ce n’est pas le premier objectif, d’ailleurs.

J’écris parce que ça me fait du bien. Écrire me soulage. Et le publier me libère.

Parce que je réalise que j’ai des choses à dire. Une histoire à raconter. La mienne.

Parce que j’en ai marre des secrets. Des secrets de famille, dont ceux que je porte depuis un bon bout de temps.

C’est lourd à porter, des secrets. Pis ça te gruge de l’intérieur. Lentement, mais sûrement.

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Le blues de la déprime

En écoutant l’album Tricycle de Daniel Bélanger, une pièce m’a inspiré ma propre version pour remercier tout le monde en général et quelques personnes en particulier qui sont si gentils et attentionnés avec moi.

La voici :

 

C’est donc un hommage à Daniel Bélanger, un artiste que j’admire. Et une façon un peu différente de vous dire à tous merci.

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De solitude et de tarte aux pommes

Mettons une chose au claire : je suis super bien entouré.

Ma fille,  de vieux amis, de nouveaux amis, même des collègues sont là pendant ces moments difficiles.

Mais il arrive quand même d’avoir des moments de grande solitude. Ce n’est pas tant la solitude qui est difficile que la souffrance qui l’accompagne.

Dans ces moments-là, je me sens affreusement seul, même si objectivement parlant, je sais que je ne le suis pas.

C’est que la douleur, en dépression, tu ne peux pas la partager. Il n’y a que toi qui peut la vivre.

Je parle comme si ça faisait vraiment mal.

C’est que ça fait vraiment mal.

Tu voudrais pouvoir ouvrir ta poitrine et carrément enlever la douleur qui s’y trouve.

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Le «fucking» piège

J’ai acheté récemment le livre de Mark Manson, The Subtle Art of not Giving a Fuck.

Et je sens que ce livre va m’être fort utile.

Plus qu’utile, il sera la clé vers une sorte de délivrance.

La délivrance de dire : « Fuck em’ all ! »

Parce qu’il est temps à 51 ans.

Parce que j’ai joué au sauveur plus souvent qu’autrement.

Parce que j’ai souffert de jouer au sauveur.

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De la «fucking» douleur

Je l’ai dit, j’ai parfois très mal.

Mais parfois, aussi, ça devient presque animal.

Un ami m’a raconté avoir vécu une crise du genre. Ses proches étaient désemparés quand ça s’est produit. Il était en petite boule par terre à pleurer et hurler sa vie.

J’ai vécu une crise semblable aujourd’hui. Il n’y avait personne à la maison avec moi et c’était peut-être mieux comme ça. Ce n’était pas la première d’ailleurs. Il y en a eu quelques-unes depuis quelques semaines.

Aujourd’hui, il y avait mon chien, qui me regardait d’un air perplexe.

Le chat était dehors. Et je ne crois pas qu’il aurait remarqué que quelque chose se passait s’il avait été à l’intérieur. Des fois, j’aimerais ça être un chat.

Bref, j’ai pleuré et hurlé ma vie pendant 30 minutes. Quand je dis hurlé, c’est le mot exact. Et quand je dis 30 minutes, c’est au minimum 30 minutes.

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Des « fucking » petits pas

Je lance ce blogue dans une drôle de période de ma vie.

Je suis en arrêt de travail et en dépression.

Je me suis vite rendu compte qu’écrire me faisait le plus grand bien. Une des rares choses qui me permettait de calmer la douleur qui me prend souvent à la poitrine. (Non, ce n’est pas une crise d’angine.) Et les angoisses qui suivent. Où les larmes qui montent et la crise de larmes qui suit. Et qui dure parfois plusieurs minutes.

J’ai donc commencé à écrire. Mais rapidement, j’ai eu aussi l’envie de partager mes réflexions. Une impulsion, une intuition que ça serait peut-être une bonne idée. D’abord pour moi, bien sûr.

Mais surtout, parce que je réalisais ce que ça voulait dire vraiment être en dépression.

Je suis en général assez sensible à la souffrance des autres. J’ai l’empathie assez développée, mettons. Plusieurs de mes proches peuvent en témoigner.

J’ai accompagné mon ex dans deux dépressions majeures, dont la dernière alors que nous étions séparés. Je voyais sa souffrance, je compatissais, je la soutenais du mieux que je pouvais, même quand c’était franchement difficile pour moi. Mais je réalise que je n’y comprenais pas grand-chose.

Je comprends maintenant, c’est quoi la patente, si on peut l’appeler ainsi.

Ça fait « fucking » mal. Comme je ne pouvais pas l’imaginer.

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