Guillaume, le conquérant

Hier était l’une de ces journées où tu pognes un serpent qui te fais reculer de quelques cases. Comme dans le jeu Serpents et échelles…

En fait, j’ai aussi pogné un serpent avant-hier, qui m’a fait reculer d’autant de cases.

Hier était donc une journée où la douleur était vive et le simple fait de voir la face de ton chien te fais brailler…

Je me répète, ce n’est pas linéaire, une dépression. C’est comme un jeu de Serpents et échelles, juste un peu plus cruel.

Mais j’avais rendez-vous avec Guillaume…

Et c’est moi qui avait sollicité cet entretien. Pas question, donc, d’annuler la rencontre.

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Un samedi soir sur Terre

Un peu à mon image, mon condo commence à moins ressembler à un bordel.

Il l’est encore, en bordel, néanmoins. Mais on y voit un (petit) peu plus clair.

Ça me permet de ressortir mes guitares et mon attirail d’enregistrement.

Cette pièce que j’ai intitulée un Samedi soir sur Terre, c’est celle de la tête et du coeur, de ma tête et de mon coeur. Qui guérissent. Enfin, qui avancent vers quelque chose.

Vers un autre samedi soir sur Terre. Et un autre. Et un autre…

 

J’ai aussi appris récemment que mon collègue Richard René habitait à deux rues de chez moi. Je n’aurai pas l’occasion de le croiser, finalement, dans le rues du Vieux-Longueuil. Je n’aurai pas l’occasion de le croiser un autre samedi soir sur Terre.

Salut Richard. Et n’éternue pas trop fort là où tu te trouves 😉

Jouons à Serpents et échelles…

Dans un récent éditorial, dans La Presse, François Cardinal signalait, à juste titre, qu’il faut qu’on parle de santé mentale. D’abord, bien sûr, pour tous ceux qui en souffrent. Mais aussi pour tous les proches, qui souffrent aussi.

Y a beaucoup de monde qui souffre d’un problème de santé mentale, mais les proches sont encore plus nombreux. Comme dirait le Moose, ça fait du monde en ta…

Je veux leur rendre hommage aujourd’hui.

En fait, c’est un hommage à ma fille.

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Et si on causait…

Le 30 janvier, ce sera la journée On cause pour la cause, organisée par Bell.

On a commencé à voir des publicités à la télévision pour faire la promotion de cet événement organisé entre autres pour briser le tabou entourant la santé mentale.

On cause pour la cause, ce n’est pas une mauvaise idée, loin de là. Mais il faut quand même se rappeler que ça reste aussi une opération de marketing d’un géant des télécommunications.

Par exemple, cette année, les publicités nous montrent des visages de la santé mentale. Les gens, quoi. Ceux qui souffrent. C’est une bonne idée.

Sauf qu’elle n’atteint pas sa cible.

On nous montre des gens souriants, bien habillés, qui ont l’air bien dans leur peau.

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Salut mon grand

J’étais toujours un peu perplexe quand Yves de Repentigny, ancien chef de division aux Arts, me lançait « Salut mon grand » alors que j’étais aux côtés de Richard René.

Bon, il faut signaler qu’Yves appelait tout le monde « Mon grand », même Richard René qui faisait 6 pieds 7 pouces.

Remarquez que c’était tout aussi bizarre quand Yves disait à Richard : « Salut mon grand »…

Techniquement, c’était une des rares fois où Yves avait tout à fait raison, mais nous savons tous que son « Salut mon grand » n’avait aucun rapport avec la taille de la personne qu’il saluait.

C’était sa façon à lui de dire bonjour. Ç’aurait pu être « Salut Dude ! », mais j’imagine mal Yves me dire « Salut Dude ! » La perplexité aurait alors fait place à de l’inquiétude pour mon collègue des arts.

J’étais donc perplexe quand Yves me disait « Salut mon grand », moi qui fait 5 pieds 4, et que je me trouvais aux côtés de Richard, qui fait 6 pieds 7. Je souriais. Et je pense que Richard souriait aussi.

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Mets-en, qu’il faut qu’on parle de santé mentale

C’est la deuxième fois que je prends la plume pendant ma dépression pour réagir à un texte dans La Presse.

J’ai commencé à lire le journal, mais à peine, je le feuillette, c’est tout. C’est évidemment le titre de l’éditorial de François Cardinal qui a attiré mon attention : « Il faut qu’on parle de santé mentale ».

L’édito de François Cardinal > « Il faut qu’on parle de santé mentale »

You bet, qu’il faut qu’on en parle… Mais il ne faut pas juste en parler, il faut commencer à agir.

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