Le «fucking» piège

J’ai acheté récemment le livre de Mark Manson, The Subtle Art of not Giving a Fuck.

Et je sens que ce livre va m’être fort utile.

Plus qu’utile, il sera la clé vers une sorte de délivrance.

La délivrance de dire : « Fuck em’ all ! »

Parce qu’il est temps à 51 ans.

Parce que j’ai joué au sauveur plus souvent qu’autrement.

Parce que j’ai souffert de jouer au sauveur.

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De la «fucking» douleur

Je l’ai dit, j’ai parfois très mal.

Mais parfois, aussi, ça devient presque animal.

Un ami m’a raconté avoir vécu une crise du genre. Ses proches étaient désemparés quand ça s’est produit. Il était en petite boule par terre à pleurer et hurler sa vie.

J’ai vécu une crise semblable aujourd’hui. Il n’y avait personne à la maison avec moi et c’était peut-être mieux comme ça. Ce n’était pas la première d’ailleurs. Il y en a eu quelques-unes depuis quelques semaines.

Aujourd’hui, il y avait mon chien, qui me regardait d’un air perplexe.

Le chat était dehors. Et je ne crois pas qu’il aurait remarqué que quelque chose se passait s’il avait été à l’intérieur. Des fois, j’aimerais ça être un chat.

Bref, j’ai pleuré et hurlé ma vie pendant 30 minutes. Quand je dis hurlé, c’est le mot exact. Et quand je dis 30 minutes, c’est au minimum 30 minutes.

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Des « fucking » petits pas

Je lance ce blogue dans une drôle de période de ma vie.

Je suis en arrêt de travail et en dépression.

Je me suis vite rendu compte qu’écrire me faisait le plus grand bien. Une des rares choses qui me permettait de calmer la douleur qui me prend souvent à la poitrine. (Non, ce n’est pas une crise d’angine.) Et les angoisses qui suivent. Où les larmes qui montent et la crise de larmes qui suit. Et qui dure parfois plusieurs minutes.

J’ai donc commencé à écrire. Mais rapidement, j’ai eu aussi l’envie de partager mes réflexions. Une impulsion, une intuition que ça serait peut-être une bonne idée. D’abord pour moi, bien sûr.

Mais surtout, parce que je réalisais ce que ça voulait dire vraiment être en dépression.

Je suis en général assez sensible à la souffrance des autres. J’ai l’empathie assez développée, mettons. Plusieurs de mes proches peuvent en témoigner.

J’ai accompagné mon ex dans deux dépressions majeures, dont la dernière alors que nous étions séparés. Je voyais sa souffrance, je compatissais, je la soutenais du mieux que je pouvais, même quand c’était franchement difficile pour moi. Mais je réalise que je n’y comprenais pas grand-chose.

Je comprends maintenant, c’est quoi la patente, si on peut l’appeler ainsi.

Ça fait « fucking » mal. Comme je ne pouvais pas l’imaginer.

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