Les ennemis du peuple

Je suis tombé sur cette image ce matin sur Facebook.

Le plus ironique, c’est qu’elle avait été publiée sur un site qui s’appelle Réfléchir et débattre. Sauf qu’on y fait tout, sauf réfléchir et débattre. Je vous laisse deviner ce qu’on y retrouve.

On pourrait ne pas accorder d’importance à ce genre de propos. Se dire que c’est le fruit d’une infime minorité.

Sauf que la confiance dans les médias – et les journalistes – est à la baisse.

> Sondage Léger : seulement 37% des Canadiens font confiance aux médias

Heureusement, c’est au Québec qu’on fait le plus confiance aux médias, à 49%.

Ça veut quand même dire que l’autre moitié n’ont pas confiance.

Évidemment, c’est plus facile de s’en prendre aux journalistes puisqu’ils exercent leur métier dans l’oeil du public.

C’est pour ça qu’on n’entend pas beaucoup de critiques à l’endroit des relationnistes.

On compte pourtant sept relationnistes pour un journaliste au Québec.

Je ne cherche pas à démoniser les relationnistes : ils font leur travail. Sauf qu’ils sont quand même payés pour faire passer les messages de leurs clients.

Est-ce que j’entends des critiques à l’endroit des relationnistes ? Sont-ils en train de devenir les ennemis du peuple ? Niet.

Un autre métier qui s’exerce dans l’ombre : les lobbyistes.

Saviez-vous qu’il y a actuellement 11 502 lobbyistes inscrits et actifs au Registre québécois des lobbyistes ? Pour votre info, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) compte 1800 membres en règle. Au total, il y a moins de 3800 journalistes au Québec.

C’est une profession tout à fait légale, le lobbyisme, là n’est pas le débat.

Que font les lobbyistes ? Au nom de leurs clients, ils sollicitent des rencontres auprès de décideurs pour influencer d’éventuelles décisions gouvernementales.

Dans certains dossiers, ils peuvent être des dizaines de lobbyistes qui cherchent à influencer une importante décision gouvernementale. Tout ça derrière des portes closes.

Un exemple ? Un projet de développement commercial et résidentiel dans des milieux humides. Il y a au moins quelques lobbyistes qui font leur travail pour que le projet obtienne le feu vert, malgré ce que la science nous dit au sujet des milieux humides. Pour le lobbyiste, c’est l’intérêt de son client qui prime.

Quelques années plus tard, ce secteur est plus fragile aux inondations. Qui paie la facture ? Les contribuables québécois.

Est-ce que j’entends des critiques à l’endroit des lobbyistes du même acabit que celles faites aux journalistes ? On n’est même pas proches.

Ben oui, les journalistes ne sont pas parfaits. Mais que je sache, ils ont l’intérêt public à coeur. C’est même inscrit dans les codes de leur profession et parfois même dans les conventions collectives.

Désolé de vous l’apprendre, mais ce n’est pas la mission des relationnistes et des lobbyistes. Ça ne veut pas dire qu’ils sont malhonnêtes, mais leur première mission, c’est la satisfaction du client.

Quand les journalistes font des erreurs – oui, oui, ça arrive – tout le monde le sait.

Que font les journalistes dans ces moments-là ? Ils corrigent leur erreur, publient un erratum.

C’est quand la dernière fois où le public a été informé qu’un relationniste ou un lobbyiste a fait une erreur ?

Donc, il y a de moins de moins de journalistes et leur travail est de plus en plus difficile.

C’est pourtant sur eux qu’on tire à boulets rouges.

C’est une aberration de s’en prendre aux témoins de la société.

C’est évidemment l’avenue la plus facile pour un public qui cherche des coupables.

Tous les jours, les journalistes vont au bat pour raconter des histoires en respectant les règles devant l’oeil averti du public.

Même les médecins n’ont pas cette pression. Je ne compare pas les journalistes aux médecins, sauf sur cet aspect bien précis.  Un médecin en train d’opérer un patient ne le fait pas sous le regard du public.

Un journaliste, oui.

Il faudrait plutôt en prendre soin, de nos témoins de la société. Ils sont plus nécessaires que jamais.

Les enjeux sont plus complexes que jamais et la société est de plus en plus polarisée.

Comme je l’ai déjà écrit, je ne connais pas un seul journaliste dont le plan de carrière est de devenir l’ennemi du peuple.

Respirer comme un soldat

C’est la première fois que je fais ça : partager une découverte dans le but d’aider les autres.

Dès le lancement de ce blogue, il était clair pour moi que je n’allais pas donner des conseils.

Faites-ci ou faites ça…

D’abord, il m’arrive souvent ne pas savoir quoi faire.

Ensuite, qui suis-je pour donner des conseils….

Je prends lentement du mieux, mais le principal problème demeure les tabarnak de crises d’angoisse.

Je fais du sport, je médite, mais elles sont tenaces les %%%&&&***…

Je respire aussi, mais comme la misère sur le pauvre monde, mes crises d’angoisse persistent et signent.

Le web n’est pas toujours le bon endroit où faire des recherches, quand tu es malade, mais parfois si.

Je suis tombé sur une technique de respiration qui s’appelle la respiration tactique.

> La respiration tactique, pour mieux gérer son stress

Je ne connaissais pas ça. Mes premiers essais ont été concluants.

Ça donne de l’espoir d’avoir découvert un outil à ajouter à mon coffre un peu dégarni.

 

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

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