La journée a été difficile hier, mais je me suis donné quelques coups de pied au derrière pour déjouer mon système limbique.
Je suis d’abord allé prendre un café avec une amie. Deux heures à jaser de tout et de rien et à essayer de refaire le monde.
À la sorti du café, c’était cortex préfrontal 1; système limbique 0.
Je suis rentré chez moi et mon système limbique en a profité pour marquer un but. Retour à la case départ.
Ce n’est pas toujours le cas, mais hier j’étais bien décidé à ne pas laisser mon système limbique gagner la partie. J’ai pris mon vélo et je suis allé m’inscrire à un cours de méditation, ce que je retardais de faire depuis quelques semaines.
Cortex préfrontal 2; système limbique 1.
Ensuite, j’ai roulé jusqu’à D’un couvert à l’autre, organisme dirigé par mes amis Maxine et Jerry. C’était l’anniversaire de Jerry et je voulais lui serrer la pince en personne.
En roulant vers D’un couvert à l’autre, j’ai pris une avance de deux buts.
Cortex préfrontal 3; système limbique 1.
Jerry s’était absenté, j’ai donc dû l’attendre un peu.
Comme toutes les fois, je salue tout le monde. Je suis un peu devenu un habitué de la place.
Les gens savent que je fais une dépression et tout le monde est attentionné envers moi, particulièrement Guillaume. Il prends de mes nouvelles, me demande comment je m’en sors.
Il me dit entre autres : « Ça paraît que tu t’accroches, que tu veux te battre pour t’en sortir. »
Il ne m’offre pas de conseils, genre tu devrais faire ci ou tu devrais faire ça. Juste cette phrase, qui me chamboule encore.
Le score à ce moment-là ?
Cortex préfrontal 4; système limbique 1.
Je connais seulement une partie de son histoire, mais je devine qu’il en connaît un bout sur la souffrance, comme toutes les personnes qui fréquentent DCL.
Petite parenthèse pour parler de schizophrénie. C’est l’une des maladies mentales les plus méconnues. Pour plusieurs, les gens souffrant de schizophrénie sont des fous, tout simplement.
D’où le titre qui coiffe ce billet. Vous aurez compris, je l’espère que je n’en pense rien.
C’est pour illustrer en quelque sorte que le réconfort peut souvent apparaître là où on s’y attend le moins.
Le réconfort peut se trouver auprès de gens qui en connaissent un bout sur la souffrance, le tabou et le malaise.
Finalement Maxine, Jerry et moi nous sommes aller souper, pour célébrer son anniversaire.
Pas de fla-fla. Jerry n’aime pas les anniversaires.
Pendant le souper, je reçois un message de Guillaume via Messenger.

Comme je l’ai dit, on ne se connaît pas vraiment.
J’ai écrit un texte sur Guillaume l’hiver dernier pour raconter son histoire.
Je sais que ça lui a fait du bien. C’est d’ailleurs devenu son surnom par la suite, Guillaume le conquérant.
Mais Guillaume ne me doit rien. Je ne suis pas son ami. On se voit à l’occasion, c’est tout, quand je vais à DCL.
J’ai été touché et ému par son geste.
Après le souper, c’était cortex préfrontal 5; système limbique 1.
Une rare victoire sur mon cerveau « émotionnel » qui donne de l’espoir.
Merci Guillaume !
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