Le taux de suicide a doublé aux États-Unis. Et ça devrait tous nous inquiéter

Entre deux traitements au CHUM cette semaine, je suis tombé sur cet article du magazine Times.

Depression and Suicide Rates Are Rising Sharply in Young Americans, News Report Says

Entre 2009 et 2017, aux États-Unis, le taux de suicide des 14-17 ans a doublé.

Le double. En 8 ans.

Rien que d’y penser…

Ce qui m’étonne d’abord, c’est que cette nouvelle n’ait pas fait la manchette partout aux États-Unis C’est une très mauvaise nouvelle. Et une criss de grosse nouvelle.

Bon, je ne prétends pas suivre assidûment les journaux américains, encore moins en ce moment. Mais à part le Times, je n’ai pas vu cette nouvelle ailleurs. Ça ne veut pas dire qu’elle n’a pas été publiée ailleurs, remarquez, mais je ne l’ai pas vue.

Sans faire la manchette, les médias québécois auraient dû aussi s’en emparer.

Déjà, le Québec a l’un des taux de suicide les plus élevés au monde.

De plus, il n’est pas déraisonnable de penser qu’il pourrait néanmoins augmenter.

On peut lire ici : La santé mentale des jeunes de 17 à 25 ans est préoccupante

Et ceci : Les enfants consomment de plus en plus d’antidépresseurs

Et aussi ici : Les problèmes de santé mentale en hausse chez les jeunes Québécois

Bref, tous les voyants sont au rouge. Ça clignote de partout.

Je pourrais disserter longtemps sur les causes possibles.

Le monde change évidemment. Pas toujours pour le mieux. Tout n’est pas noir ou blanc, aussi.

Mais il y a un vrai problème et si on ne s’y intéresse pas un peu plus, le Québec risque fort de se retrouver avec le même genre de statistiques à la hausse.

J’imagine que certains peuvent me trouver fatiguant de parler ainsi, souvent, de santé mentale.

C’est que c’est ma réalité présentement. Cette douleur invisible parce qu’on ne porte pas de plâtre ou qu’on ne marche pas en béquilles, je la vis chaque jour. Les crises de larmes, les crises d’angoisse, la douleur presque constante à la poitrine, la peur de porter à jamais les stigmates de cette crise. La peur de ne pouvoir reprendre mon travail qui comporte quand même son lot de stress.

Ce n’est pas rationnel. On guérit d’une dépression. Mais quand tu es en plein dedans, c’est pas si évident que ça de croire à la guérison.

C’est ma réalité, mais ça m’a fait prendre conscience évidemment de la réalité de milliers que dis-je de millions de personnes.

Sauf que j’ai 51 ans, pas 12.

Tous ces jeunes qui souffrent, nous avons la responsabilité collective de ne pas rester indifférents.

La santé mentale reste un tabou, même chez les jeunes.

C’est pourtant, à mon humble avis, le problème de santé publique le plus criant en ce moment.

Et ce n’est pas la priorité.

En voici un exemple : Moins de formation en santé mentale pour les médecins de famille

Bref, j’aimerais me tromper, encore une fois, mais je crains que ça ne pète dans un avenir plus ou moins rapproché.

Je n’ai pas toutes les solutions. Mais prendre le problème très au sérieux serait un premier pas dans la bonne direction.

p.s. Je m’excuse encore pour les coquilles. Je n’en fait pas autant d’habitudes. Juste pour mon dernier billet, j’en ai corrigé trop à mon goût après avoir publié mon texte.

p.s. + : Merci à mon ami Jerry Prindle pour la photo. Jerry travaille dans un organisme qui vient en aide aux personnes souffrant de schizophrénie. Et cette photo est extraordinaire.

 

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

2 réponses sur « Le taux de suicide a doublé aux États-Unis. Et ça devrait tous nous inquiéter »

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