Esquisse

 

C’est ma compo du jour. Je l’ai intitulée Esquisse. C’est un premier jet, la première forme d’une oeuvre projetée, comme il est défini dans le Larousse.

Esquisse, comme ce qui pourrait, ce qui devrait devenir ma vie après cette dépression.

Ici, y a la version avec paroles :

 

Ne vos méprenez pas, les journées sont encore difficiles. Y a encore des petits pas à faire.

C’est encore parfois fucking difficile.

Mais j’entame bientôt un nouveau chapitre de ma vie.

Je prends possession de mon nouveau chez-moi ce jeudi. Je devrais y vivre au plus tard à compter du 19 novembre.

J’ai travaillé fort pour arriver là. Dans des conditions pas évidentes. Mais je sentais que c’était essentiel. Difficile de se reconstruire en vivant dans le passé.

Ça ne réglera pas tout, probablement, mais ça va être un gros morceau. Ça va me permettre à partir de là de me concentrer sur moi et seulement sur moi.

Pas que je ne le fais pas en ce moment, mais pas totalement. Pas comme je devrais le faire. Parce que je traîne des boulets. Certains sont dans ma tête et d’autres sont physiques, comme le lieu où j’habite.

Je continue donc mes fucking petits pas. Et je continue de parler de ma dépression. Et de dépression.

Parce que ça me fait toujours du bien, ça m’aide, moi, à faire mes fucking petits pas.

Pis ça me fait fucking chier de voir qu’autant de gens souffrent, ou ont souffert, pis qu’on n’en parle pas.

Parce qu’il y a encore un énorme malaise de parler de ce qui constitue pourtant la partie la plus importante d’homo sapiens : notre tête.

Parler de dépression, d’anxiété, de maladie mentale. Ben oui, ça existe !

Avant de publier des livres nous donnant des recettes pour être heureux, faudrait toujours bien parler de ce qui nous rend malheureux. Faudrait parler de la souffrance.

Ben oui, ça existe, ça aussi. Y en a partout. Faire comme si elle n’existait pas, ça ne la fera pas disparaître.

Mais commencer à en parler, pour vrai, ça va aider plein de gens. Ça ne fera pas disparaître la souffrance, mais ça va permettre de mieux la gérer et de passer à travers les moments difficiles de la vie. Ce qui nous arrive tous un jour ou l’autre.

 

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

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