Moi, Luke Skywalker

 

C’est la pièce sur laquelle je travaille depuis quelques semaines. Elle explique en quelque sorte pourquoi je suis représenté comme un chevalier Jedi sur ce blogue.

Comme le sujet est plus « lourd », je cherchais une musique qui pouvait contrebalancer le texte. Je ne sais pas si j’ai réussi, je pense que oui. Mais comme je suis sourd d’une oreille, peut-être que je suis mauvais juge 😉

Ça fait longtemps que Luke Skywalker et moi, on se connaît. Nous avons longtemps eu le même père, Darth Vader.

Finalement, nous ne sommes pas au cinéma et mon père n’est pas Darth Vador.

Cette pièce parle d’une blessure d’enfant.

Nous en avons probablement tous au moins une. C’est la mienne.

Je ne dis pas qu’elle est plus sérieuse que celle d’un autre. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait très longtemps, banaliser mes blessures d’enfant en me disant qu’il y avait du monde bien pires que moi.

Objectivement, c’est vrai. Mais faisant cela, je m’empêchais de la vivre, cette blessure.

Ça m’a rattrapé à 51 ans. Avec les intérêts en prime, pour citer une amie qui me parlait des souffrances qu’on ignore et qui finissent par nous rattraper.

Ce n’est pas la seule raison qui explique ma dépression, évidemment. Mais c’est comme au coeur de bien des affaires chez moi. Les autres blessures et événements des dernières années ont ravivé celle-ci.

Ce n’est pas le genre de blessure qui disparaît. Tu apprends à vivre avec, point.

D’un autre côté, qui sait la personne que je serais aujourd’hui si mon passé avait été différent. Je ne serais pas nécessairement une meilleure personne.

Ce sont les expériences, bonnes et mauvaises, qui font ce que nous sommes.

Je me suis plutôt bien débrouillé jusqu’à présent.

J’espère continuer sur la même voie, blessure ou pas.

p.s.: j’ai oublié de remercier mon chien, qui a contribué à l’enregistrement. Elle a décidé de bouger alors qu’avais j’une prise parfaite, j’ai décidé de la garder. Je lui ai promis quelques croquettes en guise de redevances sur les futures ventes 😉

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

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