Le monde ne tourne pas toujours rond, mais homo sapiens est encore capable de grandes choses.
C’est le cas notamment au 1301, rue Sainte-Hélène à Longueuil.
Voilà un endroit où la souffrance côtoie l’amour. Et c’est toujours l’amour qui gagne.
On y trouve des humains extraordinaires. Une grande famille élargie où l’entraide n’est pas juste un mot.
C’est endroit, c’est D’un couvert à l’autre, organisme qui vient en aide aux personnes souffrant de schizophrénie, dirigé par mes amis Maxine David et Jerry Prindle.
D’un couvert à l’autre a pris possession de nouveaux locaux il y a quelques semaines, mieux adaptés à ses besoins.
Au deuxième étage, on y retrouvera une maison d’hébergement avec une dizaine de chambres.
Cet après-midi, je suis allé donner un coup de main à mes amis pour avancer la peinture des chambres.
Je suis toujours ému de voir le nombre de gens qui ont D’un couvert à l’autre bien tatoué sur le coeur.
Des gens qui bénéficient des services de l’organisme et qui viennent donner un coup de pouce. Même ceux qui sont en chimiothérapie pour traiter un cancer et qui viennent donner un coup de main dans leurs temps libres.
Il y a aussi des parents de personnes souffrant de schizophrénie, reconnaissants, qui viennent aider. Pour plusieurs, D’un couvert à l’autre a été une véritable bouée de sauvetage, où leurs enfants rendus grands y ont trouvé un chemin vers la dignité.
Maxine me disait à quel point ils sont chanceux de recevoir autant d’aide.
Je n’appelle pas ça de la chance.
Cet organisme est dirigé par les deux personnes les plus généreuses que je connaisse.
À Longueuil, dans le réseau de la santé, tout le monde connaît Maxine et Jerry.
Ils font des miracles avec trois fois rien.
Je connaissais déjà la valeur de mes amis et de leur organisme. La dépression – et la souffrance – me font voir autre chose.
Ce quelque chose est un peu à l’image de Imagine, la célèbre chanson de John Lennon.
Imagine there’s no heaven
It’s easy if you try
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people living for today
Ce quelque chose de profondément humain où les plus forts aident les plus faibles. Et où les plus faibles se révèlent souvent être plus forts qu’on le croit.
Bref, homo sapiens n’est pas encore mort.
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J’ai écrit hier sur la résilience.
La résilience n’est pas une affaire d’aptitude personnelle. Du moins, pas sans un entourage généreux et aimant.
C’est ça D’un couvert à l’autre. Un milieu généreux et aimant pour des gens qui arrivent souvent maganés par la vie et la maladie.
Ça donne tout un boost à ta résilience, ça !
Certaines personnes qui vont à D’un couvert à l’autre lisent mon blogue. Et quand je passe y faire un tour, ils me demandent comment je vais.
De purs inconnus qui n’ont que faire du tabou ou du malaise.
Anyway, ils en savent pas mal plus que moi sur le tabou et le malaise.
Imagine no possessions
I wonder if you can
No need for greed or hunger
A brotherhood of man
Imagine all the people sharing all the world, youYou may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope some day you’ll join us
And the world will be as one
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