Ça va bien aller, mais…

Je ne veux pas briser le party. La pandémie finira par être derrière nous. La crise ? Ça va prendre pas mal plus de temps.

Je ne veux pas être négatif non plus. De cette crise, il en ressortira du positif et du négatif. Mais avant d’arriver au positif, faudra vivre le négatif.

###

Cette pandémie, elle bouscule totalement l’ordre établi. Le grand ordre des choses, comme le petit.

Par exemple, des papas ne pourront assister à la naissance de leur enfant. On se dit qu’il y a pire que ça quand même. En même temps, la naissance de son enfant, c’est pas mal quelque chose, comme dirait le grand Mario.

Moi qui était déjà en confinement, en quelque sorte, la pandémie m’affecte aussi. J’ai raconté que j’avais demandé à changer de psychiatre et pourquoi je voulais changer.

C’est fait, j’ai une nouvelle psychiatre. Sauf que je ne l’ai jamais vue. On s’est parlés deux fois au téléphone.

Ce jeudi, on a parlé du rapport de mon assureur, qu’elle a recu. On a parlé de la recommandation de l’assureur : me retourner au travail dès le 13 avril. On a parlé du médecin expert qui a signé ce rapport.

Y a pas longtemps, j’ai écrit que j’en avais plein le cul d’avoir raison. Que ça me faisait chier d’avoir raison.

J’ai aussi écrit, quelque part, mes réserves sur les tests de mémoire que m’a fait passer le médecin expert de mon assureur. Il me montrait 50 images. Ensuite, 50 autres pages avec deux images et je devais choisir laquelle j’avais vue précédement. Par exemple : une carotte (A) et une chaise (B). Je me rappelais avoir vu la carotte, je répondais A.

Sauf que ma mémoire n’est pas la même en ce moment. En temps normal, j’ai une mémoire d’éléphant. Là, il arrive de ne pas me souvenir du nom d’une actrice pourtant connue en regardant un film.

Je fais plein de fautes, aussi. Mais vraiment beaucoup, en tout cas, par rapport à mon état habituel. Je n’ai jamais autant apprécié les correcteurs.

Donc, pendant le test de mémoire, j’étais moins « performant ». Il m’arrivait d’être incapable de donner une réponse entre A et B. L’expert me disait alors d’en choisir une au hasard. Disons que ça m’a troublé.

Pendant qu’il me posait ses questions, le 9 mars 2020, l’anxiété me gagnait aussi. Je sentais la crise de panique s’en venir. Je l’ai dit au médecin expert, qui me posait ses questions. Il a levé les yeux, m’a regardé et a tout simplement continué à me poser ses questions.

Ça aussi ça m’a troublé.

Ça adonne que ça aussi troublé ma psychiatre. AVANT que je ne lui raconte tout ça.

Je n’ai pas encore lu le rapport de médecin expert. Je l’attends toujours. Sauf que j’ai compris que les tests de mémoire sont mentionnés avec les résultats et les conclusions du médecin expert dans le rapport envoyé à ma psychiatre.

Ça l’a troublé elle aussi. Elle en a parlé à une neuropsychologue. Je vous épargne les détails. Mais disons qu’il y a un gros drapeau rouge qui est apparu. Je vous l’ai dit, c’est pas toujours l’fun avoir raison.

Là, avant d’envoyer sa réponse à l’assureur, elle veut me voir, pour la première fois, dois-je rappeler. Ce qui est une évidence, quand on y pense. Sauf qu’il y a un virus qui chamboule la planète.

Il y a quand même des situations où elle peut voir des patients. Elle a jugé que c’était le cas. Je vais la voir à une clinique externe affiliée à l’hôpital.

J’ai dit à ma psychiatre que j’étais malade, que je ne suis pas devenu fou ni idiot. Je lui ai dit aussi que j’étais toujours aussi lucide. Je comprends très bien ce qui m’arrive. Et je sais ce qu’il faut faire pour en sortir.

Ce sont des crises de panique et un état de stress post-traumatique (ESPT) qui empoisonnent ma vie depuis deux ans. Pas ma mémoire, ni mes fautes d’orthographe. Quand j’ai parlé de ça au médecin expert, ça n’a pas semblé l’intéresser. Mais ses tests de mémoire, ça oui. Curieux, quand même, non ? Je dis ça, je dis rien…

Je fais de crises de panique, j’ai un ESPT. Je vois ma psychologue en séance vidéo deux fois par semaine. Je fais des fautes, ma mémoire n’est plus la même. Mais je suis lucide, oh que oui…

###

Je continue donc d’écrire. Ça m’aide toujours autant. Et ça me permet de me rappeler que je suis autre chose que la maladie.

Le coronavirus, donc.

Il y a deux affaires là-dedans. Une pandémie et la crise qui vient avec.

Des entreprises fermées temporairement ne rouvriront pas leurs portes. Des gens ne retrouveront pas leur emploi. Même les médias, on ne sait pas ce qui va arriver, dans 6 mois, dans un an.

Des gens vont faire faillite, pas juste des entreprises.

Ça va coûter la peau des fesses. Le fédéral va dépenser 70 milliards en trois mois pour soutenir les emplois. C’est sans compter l’explosion des coûts de l’assurance-chômage. L’explosion des dépenses en santé.

Quand ça sera fini, la facture sera salée. Pis l’État ne pourra pas se tourner vers le « peuple » en augmentant les impôts. Ça va poser plus que jamais les questions qui sont posées depuis un p’tit bout, sans jamais les aborder de front, collectivement. Les écarts de richesse de plus en plus monstrueux dans la société. Dans certains pays, c’est pire que d’autres.

Des pays vont commencer à se refermer. Ils vont penser à eux d’abord. Du moins au début. Après ? Je ne sais pas. C’est déjà commencé. Le président américain veut interdire à des entreprises de vendre leur produits, comme des masques, à l’étranger, dont le Canada.

Les voyages, dans le Sud, en Europe, ça ne sera plus pareil. La semaine dans le Sud, chaque hiver, parce qu’on est tannés de l’hiver, ça sera pus pareil. Pus pareil comment ? Je sais pas. Mais ça sera pus pareil.

Les conséquences en matière de santé mentale seront importantes. On parlait de plus en plus des problèmes de santé mentale AVANT la crise. Déjà, après trois semaines, la vie de plein de gens est chamboulée.

On dit aux gens de consulter, mais la majorité du monde n’a juste pas les moyens de consulter. Ils n’ont même pas d’assurances pour consulter. Et ceux qui en ont, c’est pas toujours si évident. Pour plusieurs, c’est limité à 600 piastres par année. À 120$ la consultation, ça fait 5 consultations. Pour certains, c’est assez, mais pour beaucoup d’autres, c’est loin d’être le cas.

On parlait de plus en plus de santé mentale AVANT la crise.

Des gens qui souffraient souffrent encore. Pour plusieurs, la situation n’a fait qu’empirer leur état. D’autres vont s’ajouter. L’anxiété, la dépression, les traumas, va y en avoir.

Des gens qui souffent d’un cancer qui ne peuvent pas se faire opérer ne savent pas quand ils vont se faire opérer. Pour certains, ça sera fatal. Y aura des deuils. Des familles éplorées. La colère. Un conjoint, une conjointe, un papa, une maman, un frère, un ami qui n’a pu se faire opérer à cause du coronavirus. C’est injuste. Tellement.

Les rapports humains vont changer. Les gens qui se promènent dans la rue en gardant leurs distances ne vont pas tout à coup redevenir comme avant. En faisant mon jogging, mercredi, un jeune d’environ 12 ans s’apprêtait à embarquer sur son vélo. Il m’a vu arriver. Je courais sur le bord de la rue. Il a reculé pour me laisser passer. Ça va laisser des traces. On n’a jamais connu ça.

Y a de plus en de problèmes d’anxiété chez les enfants, les ados. Cette crise n’aidera pas, du moins à court terme. Les camps d’été ? C’est dans trois mois. On ne sait pas quand l’école va reprendre. Les camps d’été ? On ne sait pas. Les jeunes qui souffraient déjà d’anxiété ne voudront p’tête pas aller au camp d’été, collés-collés avec plein de monde. Si camp d’été il y a.

Je me rappelle du virus du Nil. La première fois qu’on a entendu parler de ça au Québec. Ma fille, un peu anxieuse, avait peur d’attraper le virus du Nil. Elle venaient nous rejoindre la nuit parce qu’elle avait peur du virus du Nil.

Mais le virus du Nil, c’était de la p’tite bière.

Ce serait du pur déni que de penser qu’il y a pas d’enfants qui vont rejoindre leurs parents la nuit à cause du coronavirus.

Mes enfants à moi, ils ont connu le 11 septembre. Ils avaient 5 et 8 ans. Ils avaient un peu peur. Surtout, ils ne comprenaient pas trop. Mais ils allaient à l’école à pied chaque jour. Ils jouaient avec leurs amis dans la rue. La vie continuait.

Là, la vie est un peu sur pause. Une pause comme on n’en a jamais connue avant. Je pense à mes enfants, mais ils ont 24 et 26 ans aujourd’hui. Je pense encore plus aux enfants d’aujourd’hui. L’école ? C’est fermé. Le p’tit qui joue au hockey ? C’est fermé. La p’tite qui trippe socccer ? C’est fermé. L’ado qui vient de se faire une blonde ? C’est fermé. L’autre qui était supposé aller fumer son premier joint avec ses chums ? C’est fermé.

Pas pour toujours. Mais là, c’est fermé. Ce serait du pur déni que de penser que ça ne laissera pas de traces.

Des terroristes avec des canifs ont détourné des avions, qui ont détruit deux tours et fait 3000 morts. Ils ont traumatisé la planète. Mais c’était du petit change à côté de ce qu’on vit en ce moment.

Je ne dis pas ça pour être un prophète de malheur. Ou pour être négatif. Je veux être lucide. Peut-être que c’est la souffrance qui m’a appris ça. Dans mon cas, avant que ça commence à aller un peu mieux, y a eu beaucoup de souffrances.

Les gens vont vouloir retourner à leur vie d’avant, après la pandémie. Mais ce avant n’existera plus. C’est comme un trauma. J’en sais quelque chose. La première chose qu’on dit aux gens qui ont eu un trauma, c’est que leur vie ne reviendra jamais comme avant. Elle sera différente et ils devront apprendre à vivre avec les blessures, qui s’atténuent, mais ne disparaissent pas.

Ça ne veut pas dire que la vie ne sera pas belle APRÈS le trauma. Mais ça ne sera pas pareil.

C’est comme une dépression également. Plein de gens te disent que tu vas t’en sortir. Et c’est vrai. Sauf que parfois, t’es pas sûr. Tu vas t’en sortir, vraiment ?

Ben oui, tu t’en sors. Mais avant de voir le soleil briller à nouveau, c’est tough en tabarnak. Pour certains, ça prend trois mois, d’autres six. Parfois, c’est un an. Parfois plus.

On ne peut pas savoir à l’avance ça va prendre combien de temps.

C’est pareil avec cette crise. On sait pas.

Des gens disent que c’est quand même formidable. La planète va mieux, la nature reprend ses droits. C’est vrai à 100%.

Sauf que si la planète va mieux, c’est aussi à cause du fait que la moitié de ses habitants est en confinement.

Ceux qui me connaissent savent à quel point les questions environnementales me préoccupent.

Cette crise montre à quel point la planète n’a pas besoin de nous. La planète a 4 milliards d’années. Nous sommes l’une des espèces vivantes qui a vécu sur cette planète. Grosso modo, ça fait 300 000 ans qu’Homo sapiens existe.

Trois cents mille ans, c’est le tiers de 1 million d’années. La planète a 4 milliards d’années. Sur l’échelle du temps, notre espèce, c’est à peine le temps d’un clin d’oeil dans l’histoire de la Terre.

Mais si on décortique ce clin d’oeil, c’est encore plus troublant.

Pendant 300 000 ans, Homo sapiens n’a pas eu vraiment d’impact sur son environement, sur la planète. On peut dire que ça commencé vers 1840 avec les balbutiements de la révolution industrielle. Il y a 180 ans !

Donc, pendant 299 820 années, Homo sapiens n’a pas eu vraiment d’impact sur son environnement.

Encore là, plusieurs experts affirment que le véritable impact d’Homo sapiens sur son environnement a commencé au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. En 1945.

Ça veut dire qu’Homo sapiens n’a pas vraiment eu d’impact sur son environnement pendant 299 925 années.

La Terre a 4 milliards d’années. Ça a pris 75 ans à Homo sapiens pour avoir un impact sur son environnement.

Ça fait beaucoup de chiffres, je sais.

Mais continuons.

Cette crise a commencé en Chine, il y a quatre mois.

En quatre mois, la pollution a diminué. Ça s’observe avec les images de la NASA. Ce qui, nécessairement, entraîne une cascade d’événements.

On dit souvent qu’Homo sapiens n’est qu’un locataire sur cette planète. Nous ne sommes pas propriétaires. Oublions ici les principes philosophiques, voulez-vous ? Oublions la morale ?

Regardons juste les faits froidement. Logiquement.

C’est vrai. C’est juste une équation mathématique. L’humain disparaît, la planète s’en crisse.

Il y a plein de vidéos là-dessus, pour illustrer ce qui se passerait si Homo sapiens disparaissait.

En voici une. Je ne sais pas si tous les chiffres sont exacts. Mais ça ressemble fort probablement à ce qui se produirait si Homo n’était plus là.

Je vois des gens qui se réjouissent que la nature reprenne ses droits. Ils ont raison. Sauf que…

Je lis des lettres d’opinion rappelant qu’il faut qu’on change notre mode vie. C’est vrai, ça aussi..

Ce virus, s’il voyage si vite, c’est à cause de notre mode de vie.

En 1918, la grippe espagnole a fait des ravages. On parle de 50 à 100 millions de morts. Mais c’est pas aussi précis qu’aujourd’hui. Aujourd’hui, y a des gens qui publient des courbes chaque jour pour montrer l’évolution de ce satané virus.

En 1918 ? C’était à l’époque de l’arrière grand-père de Mark Zuckerberg.

Les voyages dans le Sud ? Pas vraiment. Oh quelques riches ici et là.

Les voyages en Europe ? Pas vraiment non plus.

Pour voyager, fallait prendre le bateau.

Notre mode de vie, donc. C’est une évidence, bien sûr.

Mais ça veut dire quoi ? On fait ça comment ? Mais surtout, qui est vraiment prêt à faire ça ? Qui veut vraiment faire ça ?

Ça veut dire changer. Se transformer. Évoluer. Bien qu’ici, la notion d’évolution est différente de ce qu’on connaît.

Pour la première fois de notre histoire moderne, on parle d’évoluer pour survivre.

Mais changer, c’est pas facile. Quand on fait son budget par exemple, parce qu’on a décidé de réduire nos dépense, par choix ou par nécessité. On regarde les postes budgétaires et il faut couper.

Le vin ? C’est quand même cool, le vin. Le p’tit verre de vin du vendredi soir, après sa semaine de travail. Ou encore avec des amis, le samedi soir. On ne veut pas vraiment couper, dans le vin.

Le cours de guitare ? C’est le seul moment dans la semaine où on décroche vraiment. Et puis, on trippe à apprendre la guitare. Tu passes ta semaine dans un bureau, à la comptabililté d’une grande entreprise. Tu te dis que tu peux pas te passer de ton cours de guitare. C’est presque ta santé mentale qui est en jeu.

Le chalet ? Fuck ! Tu veux pas vendre le chalet ! T’habites en ville, plateau Mont-Royal, pas de cour. Les week-ends au chalet, c’est sacré. Encore là, tu te dis que c’est presque une question de santé mentale.

Ainsi de suite.

Encore là, pour plein de gens, faire des choix budgétaires, c’est complètement autre chose. Genre viande hachée (pour faire un pâté chinois) ou juste du Kraft Dinner ?

Mais peu importe, faut changer notre mode de vie. Ça sera pus pareil après.

Des beaux statuts Facebook, de belles lettres d’opinion, c’est formidable. Mais changer, ça va faire mal. Même à ceux qui publient de beaux statuts Facebook ou signent de belles lettres d’opinions.

Parmi ceux qui signent ces lettres, par exemple, un certain nombre n’auront plus de jobs éventuellement. Il y a tout plein d’organisations qui dépendent de subventions gouvernementales, de dons. Ils font un travail absolument essentiel.

Mais l’argent qui leur permet de fonctionner, il va venir d’où ?

Je ne prédis pas la catastrophe, mais pour eux aussi, ça ne sera plus pareil.

C’est la même chose pour moi, remarquez bien. Est-ce que j’aurais encore une job dans un an ?

Bien sûr, on peut y arriver. Homo sapiens a aussi une formidable capacité d’adaptation. Mais n’empêche, changer, c’est pas facile.

Alors oui, on peut dire que ça va bien aller. Les couchers de soleil vont encore être là. Y a des bébés qui vont naître.

Est-ce que je regrette d’avoir « fait » deux enfants qui vivent aujourd’hui dans ce monde ? Pantoute. Y a des bébés qui naissaient aussi quand Homo sapiens commençait son périple sur cette planète. Le danger était partout. Bien sûr, ça ne sera pas toujours une partie de plaisir.

À quel moment ça l’a été ? Y a toujours eu des obstacles, des drames, des catastrophes sur le chemin d’Homo sapiens.

Est-ce que nous serons pour toujours, Homo sapiens, j’entends, sur cette planète ? Nope. Pis c’est pas important. L’important, c’est l’instant présent.

L’amour aussi, c’est important. Plus que jamais. Le petit, le moyen, le grand amour. La vie continue. Pas pareil, mais elle continue. Homo sapiens qui a rapidement commencé à s’organiser une forme de société, c’était de l’instinct de survie, mais c’était aussi de l’amour.

Tu ne décides pas à vivre en groupe si tu n’aimes pas un peu tes semblables.

Ça va bien aller, donc. Mais il va falloir changer. Comme écrivait Daniel Bélanger :

« Et sachant que ça fera mal, j’ai décidé de changer. »

Et le chemin pour y arriver ne fait que commencer.

Publié par

ÉP Champagne

Humain de 51 ans. Né sous le nom d’Éric-Pierre Champagne, un 15 avril 1967. Parfaitement imparfait. Se pose beaucoup de questions et n’a pas toujours les réponses. Se demande justement où s’en va homo sapiens… Toujours dans le sens de l’évolution? Et quelle évolution? Actuellement en dépression et fait de « fucking » petits pas pour s’en sortir. Écrire et composer de la musique sont les deux choses qui me font le plus grand bien dans ces moments difficiles. En plus de faire du jogging. Sauf que je ne peux pas courir plusieurs fois par jour. Écrire et faire de la musique, si. Quand je ne suis pas en arrêt de travail, je suis journaliste. Mais aussi plein d’autres choses. Père de deux adultes, propriétaire d’un gros toutou et d’un chat, amant de la nature, de la musique, du jardinage, des randonnées en montagne, des balades en vélo, de milk shake préparés exclusivement à la laiterie La Pinte et amoureux de la vie, quand elle ne me tombe pas dessus, comme le ciel chez les Gaulois. Je ne suis pas à une contradiction près, j’ai quelques bibittes dans ma tête et autres blessures de l’âme, comme la majorité des habitants de cette planète. Mais dont la grande majorité, justement, ne veut tout simplement pas l’avouer. Préoccupé par l’avenir de la planète, mais surtout de l’avenir d’homo sapiens et celui des relations humaines. Parce que c’est ce qu’on est, après tout, des animaux sociaux. Encore un brin naïf, malgré plusieurs poils de barbe blancs et quelques cheveux aussi. Toujours envie de changer le monde, mais j’ai appris à la dure que les sauveurs n’existent pas. On fait juste notre petite contribution, pis c’est ben correct comme ça. Dans un premier temps, vous allez retrouver sur Homo sapiens mes textes, plutôt personnels, et mes compositions musicales, qui ne passeront pas à CKOI. Et j’en suis fort aise. Plus tard, pourquoi pas, on y retrouvera aussi des histoires qui font du bien. Des histoires d’humanité. Des histoires de héros ordinaires. De chevalier Jedi qui restent du côté lumineux de la Force et qui font le bien à petite échelle. Pour se rappeler qu’homo sapiens existe encore et que son avenir n’est pas nécessairement celui qu’on voit venir. Parce qu’être naïf, du moins un peu, me semble qu’on a encore besoin de ça, non?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s